samedi 20 février 2010

Baraque de Crobache

Rando raquettes au menu, (en plus de la langue de bœuf sauce madère qui n'a été que moyennement appréciée...avec le retour du flanc à la vanille!)) sur deux jours de météo exploitables, ce mercredi et jeudi 17 et 18 février 2010. En fait, j'avais dit à mes compagnes du jour "météo jouable" et comme d'habitude, le soleil du lendemain confirma notre intuition...
Et puis 1 heure de marche sous la pluie, ça s'oublie, quand une paisible soirée près du feu vient satisfaire nos envies de rusticité et d'isolement.
On suit l'itinéraire raquette, en louvoyant au gré des envies, en évitant le "scialet Royer"

et on replonge sur la baraque convoitée, 1h30 après le départ.


Sympa, la baraque de Crobache, il ne manque qu'une pelle pour vider les braises (indispensable pour un bon tirage du poêle). La hache est très efficace et la forêt ne manque pas de munitions.
Il ne suffit pas à chauffer la pièce mais très bien pour faire sécher les vêtements et fondre la neige.
Cinq degrés dans la pièce contiguë réservée au couchage, qui est très propre. ( en fait 4,5 °C en bas et 5,5 °C en haut)
Petite neige avec du vent toute la nuit, sereine... jusqu'au passage de la dameuse.
Soleil voilé puis plus présent le lendemain, neige lourde mais beaucoup de traces d'animaux vers la plaine de Fauchier.
On révise avec Eliane l'utilisation de la boussole au col de la Mure, (il y auraient des ruines de moulin à vent, utilisé pour pallier le manque d'eau et moudre le grain) on compare nos procédés. (peu de risque car on suivra de temps en temps les pistes )
Petit air de printemps au moment du pique nique, on partage pour compenser les oublis de sandwiches,, et on se sent presque jeunes à côté du groupe d'anciens qui ont envahi le secteur de la baume, au bout de la pelouse de Derbounouse...
Alternance de pelouses et de forêts qui donne envie de renouveler l'expérience en ski de fond, afin de parcourir plus de distance... Retour après 4h30 de rando au col de Carri.
Avis aux amateurs...
jean-Paul

Retour à la baraque de Crobache le 23 mars, en ski de fond et sous la pluie !

Dîner moins gastronomique que la semaine précédente :
pour alléger les sacs ce fut une soirée "Bolino"...





























Mais un groupe de 4 étudiants(dont 3 filles) nous a rejoint et l'eau de vie de Framboise de la Drôme des collines qu'ils nous ont fait goûter valait le détour ...


















Sur ce, Paul fut prêt pour la nuit (qui parait-il fut sonore).

Au matin du 24 février la pluie avait cessée .



Petit déjeuner copieux, vestes et gants toujours mouillés.


























Jean-Paul , très concentré, au moment de remplir le livre d'or du refuge...


Et nous avons fait une grande boucle sur le plateau



Retour moins glorieux sous une neige lourde et de nombreuses chutes de ma part qui se terminèrent par une entorse au genou.

Vive le sport !

Thomas

samedi 2 janvier 2010

LA GALOPE

Samedi 19 et dimanche 20 décembre 2009...du moins pour certains...
Un changement de programme a en effet conduit à modifier notre projet, qui est repoussé à une date ultérieure, avec une météo et un poids des sacs plus favorables...
Une fois de plus, grosse bouffe et hivernale ne semblent pas pouvoir cohabiter!
Mais les piochons et crampons auront quand même servi, dès le samedi au Petit Som, dans un décor somptueux. Michel, William et moi avions pris un peu d'avance sur les retardataires, avant qu'ils nous rejoignent au gîte du Reyneu.
Le chauffage au gaz, ça a quand même du bon, et les deux petits degrés à l'arrivée (pas d'alcool mais de température) ont vite grimpé à 14. (maximum atteint tout de même!)






Départ le lendemain pour la pointe de la Galope (massif des Bauges) sans Eliane, une fois de plus retenue par d'autres obligations...



Arrivée pour l'heure du casse-croûte au chalet de la chiollaz...


accueillant mais malgré les moins dix degrés minimum, il faisait plus chaud dehors !




Retour tranquille... dans un décor toujours aussi magnifique!




Ah! oui ! j'oubliais... pour éviter les péripéties de la veille, sur une route moyennement enneigée... nous abandonnanos le Vito Mercedes pour (même à cinq!) un rutilant Panda 4x4 !

vendredi 6 novembre 2009

CHAMECHAUDE Par le grand couloir. 16 et 17 octobre 2009

Que c'est beau l'automne en habits d'hiver... Gel, grésil, paroi plâtrée...






mais châtaignes devant la cheminée, apéro musclé face à la cheminée,

splendide rando malgré les conditions hivernales:
De la baraque de Chamechaude, montée tranquille vers celle de Bachasson, puis vers le rocher de la Folatière, jusqu'au pied du couloir de Chamechaude (qui doit être splendide en vrai hivernal, avis aux amateurs de piolets crampons).


Le sommet de couloir nous amène à la croix.(2h de la baraque de départ)



Descente par la Brèche Arnaud jusqu'à la cabane de Chamechaude (1h30)



On avait presque oublié ce qu'est un sac léger...
et que les tuyaux des camels-bags gèlent dès octobre...

Diantre ! Que l'automne est beau, quand on est bien accompagnés !


Automnale

L’été s’en est allé aux dernières vendanges.
Chaque soir le soleil se meurt un peu plus tôt.
Le bleu du ciel pâlit. Le merle et la mésange
Ont déjà déserté la fontaine aux oiseaux.

Le grand chêne attristé laisse pleurer ses feuilles
Que le vent plus hardi conduit à leur trépas.
Elles ont recouvert le sol qui les recueille
D’un tapis mordoré qui craque sous les pas.

L’abeille ne boit plus au calice des roses. Le papillon de mai ne s’éveillera pas Le jardin fatigué paresse, se repose, Avant que d’affronter décembre et ses frimas.

L’hirondelle a rejoint des aurores lointaines.
La fumée, sur le toit, danse au rythme du vent.
Quand la brume du soir emprisonne la plaine,
Le vol des souvenirs s’alanguit doucement.

Renée Jeanne Mignard

jeudi 16 juillet 2009

Bivouac dent de Crolles "poussez pas derrière"

Séjour 13-16 juillet 2009 Chartreuse-Vercors
Programme prévu réalisé (presque) entièrement, grâce à une météo favorable. le nombre de participants diminue mais pas la motivation...

Premier jour à la dent de crolles, où nous avons réalisé un projet imaginé lors des précédantes escalades de la voie "poussez-pas derrière": bivouaquer sous la dernière longueur...Seul le poids des sacs avait été mal pensé, et 4h furent nécessaires pour atteindre la vire sous le surplomb ! Tirage des sacs, relais" folklos", une sortie de voie sous un vent dantesque. On a dû monter en hâte un mur en pierre pour nous isoler un peu (mais pas du bruit) en admirant la quinzaine de feux d'artifice avant de s'enfiler dans les duvets (après les quenelles au riz qui étaient au programme).
Nuit agréable bien qu'en pointillés, (puisque pas froide et relatif confort du lit de rhododendrons ), puis descente tranquille, en croisant les premiers randonneurs...





Sieste au bord du Furon, après un toilettage rapide, avant le transfert à Villard de Lans, à la baraque de la Fauge (gérée par l'ONF de Villard:06.10.01.27.95). Manque seulement une grille pour le barbecue...



Nuit plus mouvementée que la précédante... dûe à des petites bêtes à poils, bruyantes et gourmandes... (mais pourquoi avoir laissé nos biscuits dans un sac plastique !) Le trou dans le plafond près de la cheminée ou l'échelle leurs ont permis plusieurs aller-retours nocturnes!













mercredi 13 mai 2009

Escalade des Rochers de la Peyrouse vercors Est Voie directe au sommet nord "D inf"





Escalade de La Directe au sommet Nord des rochers de La Peyrouse


"D inf"

Décidément, on s'abonne aux longues journées de crapahut...presque 11 h d'efforts, dont 3h d'approche, 4h15 de grimpe et 4h de descente...heureusement que l'abri de la peyrouse nous avait permis de couper l'approche en deux, et de profiter d'un bon barbecue! (sans la polenta qu'Eliane avait oubliée !)





La "directe au sommet nord" emprunte la grande fissure visible de loin , qui raye en oblique à gauche les trois quarts de la face...classée "D inf" par Thierry Margueritat dans ses "nouvelles escalades faciles".

Je ne partage pas tout à fait ses qualificatifs de "athlétique et aérienne", seul les deux premières petites longueurs sur le pilier de départ étant aériennes : de l'attaque,L1 tout droit,

L2 partir à gauche en direction d'une plaquette, (voire même en contournant par la gauche la bosse qui cache momentanément la vue sur le mont Aiguille...) la fin de L2 étant moins verticale, jusqu'à rejoindre la large fissure qui conduira au sommet. R2 sur une dalle à gauche.
L3:petit pas surplombant 5m plus haut puis passer à droite d'une écaille où se trouve un bloc qu'il vaut mieux éviter (mais les prises de mains ne manquent pas) avant de franchir par la droite un mur et rejoindre quelques mètres à G.

R3 (inconfortable à 4)
Seule L4 est athlétique puisque on emprunte la fissure "dièdre" puis franchement "cheminée-renfougne", rude avec le sac, R4 sur 2 pitons ,trois mètres avant la fin de la cheminée.



L5 : couloir de sortie, R5 est à droite mais le dernier ressaut vertical est pierreux et une déviation sur le dernier point à G permet de limiter le tirage et le risque de décrocher des petites pierres. Arrivée sublime sur le plateau...










Descente par le pas de Serre Brion, environ 800m au sud, rejoint en 1h en suivant les crêtes et en traversant de multiples névés...puis, chacun ayant fouillé son sac sans trouver de piolet salvateur, 2 rappels furent nécessaires dans la couloir enneigé...








(fatigue, neige peu motivante et gros risque en cas de dérapage!)




avant de rejoindre le chemin à G qui longe le Ranc Traversier puis de redescendre jusqu'à celui du balcon Est, puis l'abri de la Peyrouse. Trois heures de descente depuis le sommet mais beaucoup moins ,plus tard dans la saison... ("de juin à octobre, c'était marqué dans le Margueritat !" me dira-t-on en machouillant le dernier sandwich commun...)




Ensuite, chacun son truc: sieste, arnica, aspirine pour une remise en forme qui se fait de plus en plus longue...




Mais "on a bien fait de venir", puisque, comme à chaque fois, après une sortie, je me dirai que "c'est vraiment la plus belle voie que j'ai faîte!




Jean-Paul













http://cecile.gondrand.free.fr/Alpi2004.htm