jeudi 1 mai 2008

La vire d'Archiane








Les deux heures d'approche et l'interminable éboulis étaient récompensés par la rencontre de chamois aussi curieux que nous...



Trois heures de marche sur une vire dont les multiples méandres permettaient la contemplation de paysages toujours renouvelés...






Pause gastronomique habituelle avant la "difficulté": 10m de rappel et un peu d'opposition en cheminée...






Encore un peu de neige (salutaire pour trouver le cairn qui indique la descente) avant le retour par la Combe de l'Aubaise...









Et encore une heure de descente pour rejoindre le chemin des "carnets d'Archiane" (la boucle était bouclée) avant le retour au village...




Nuitée au refuge d'Archiane (prononcer le ch... pour faire moins touriste!) que l'on peut joindre au 04.75.21.24.47 , et vous trouverez d'excellents fromages de chèvre à la ferme-buvette...

Le Chaos du Claps








Et on ne regrettera pas d'être venus... (et merci à Stephane, premier initiateur du club, qui nous avait fait découvrir ce site, en 1998...), même si cette escalade toute en adhérence, peu difficile, est un peu lassante, et les 8 rappels un tantinet longuets... On en accélèrera le déroulement en descendant sur un brin (technique "canyon").Bref, on est loin d'avoir battu des records mais ambiance très agréable... avec sortie "tibétaine"... et bien sûr, c'la m'a inspiré...
"L'Océan de Sagesse s'agite au Tibet
Un Tibet titubant indubitablement
Pendant qu'à Pékin les Pékinois s'appliquent
A devenir enfin une ville Olympique
La place Thien an Mehn n'accueillera demain
Si tu prends la mienne pour un autre destin
Si le CIO SAIT, mais ça c'est moins sûr
Enfin mettre fin à toutes ces injures..."

jeudi 21 février 2008

Pilier du saut du Giers

Et comme je dis souvent... _"on a bien fait d'être venu!" car ce fut une magnifique journée...
Départ à une heure qui autorisait la grasse matinée (10h30), les trois places du véhicule de pro de William remplies (ça ferait un excellent petit camping-car, si seulement il en acceptait l'idée...) et une météo qui devait être favorable et qui le sera.
Le casse-croute sur le parking habituel, au soleil, et à peine 40 mn de marche pour atteindre prudemment les derniers hectomètres du sentier avant la cascade, qui sont recouverts de givre ou glace...une inquiétude quant à la température du rocher commence à poindre...

La rivière est traversée après quelques photos de la cascade de glace, encore du givre dans le pierrier puis le rocher bien sec et ensoleillé nous attend.






Escalade agréable en 2h30, avec (comme d'hab) une première longueur toujours un peu déroutante, ambiance générale très "voie montagne", notamment entre le 2° et le 3° point, que je fais (comme d'hab) en tête, Elisabeth terminant (comme d'hab) devant, et la photo du trio au sommet (comme d'hab également!).







Escalade tout en placement où il est nécessaire de bien chercher l'emplacement idéal des pieds pour exploiter les prises de mains. William fait la voie "en grosses" (pas comme d'hab) pour pimenter un peu sa position de second de cordée. Je reconnais un piton planté au 3/4 du premier ressaut il y a quelques années...du temps où il n'y avait que pitons et rings et pas encore un bon nombre de cordes au sommet du 2° ressaut, (un nettoyage s'impose), relais que je négligerai, préférant une courte désescalade à gauche plutôt que les manoeuvres de corde nécessaires pour le rappel de 8 m (la corde rouge en place, grosse et rigide, ne m'a pas inspiré.)





Thé chaud au sommet, petite pause pour compter les nombreux randonneurs et grande première pour Elisabeth qui se fait son premier lancer de rappel !

_ "On a vraiment bien fait de venir!" dans cette voie aux portes de Lyon (1h), de difficulté continue dans le 4+ 5 , (on va dire "IV+" mais avec quelques pas de 5 tout de même) et avec 2 rappels (presque 50m pour le dernier) si on shunt le 2° ressaut.


mardi 5 février 2008

week-end raquettes

Le week-end tant attendu, avec gros sacs bien lourds et nuit "à la dure", est enfin arrivé, et pour une fois, avec des conditions météo de rêve... neige fraîchement tombée la veille et le matin sur la Chartreuse, bon regel nocturne et soleil resplendissant le lendemain avec une luminosité idéale pour apprécier le décor...

Tout était donc rassemblé _ excepté quelques malheureux participants pour cause d'infirmité passagère ou à cause d' un esprit associatif qui interdisait tout absence à un programme sûrement moins joyeux...(ça c'est pour le 2° Jean-Paul) _ pour que ce soit un bon périple et ce fût le cas!




Un petit retard au démarrage (12h30) causé par des pneus-neige récalcitrants, mais à 14h30 les quatre partent du Sappey pour rejoindre les pentes de Chamechaude par un sentier en sous-bois. Point de jonction au col de Porte à 16h30 au sommet du téléski pour qu' Eliane puisse se joindre à nous (ça lui coùtera une bouteille de rouge) et montée raide jusqu'à la baraque des Bachassons pour suivre l'agréable sentier qui contourne le pilier sud avant de redescendre sur le Habert de Chamechaude (18h). Michel fait la trace dans la poudreuse -"c'est plus facile pour ma cheville" nous dira-t-il... (on fait la ré-éducation qu'on veut après tout!). Une légère odeur de fumée nous laisse penser que nous ne serons pas seuls...



Arrivée à la nuit tombante au Habert, et effectivement, un groupe de huit scouts (des vrais, purs et durs comme on en fait plus, avec le Benedicté chanté avant le repas, mais bien sympas) ont déjà allumé le feu, Johnny n'étant pas là. En même temps que nous (à 2mn près) un groupe de 12 jeunes rejoint le habert, avec sûrement moins d'images pieuses dans les sacs mais plus de bouteilles...

Bref, à 25 dans le habert, la nuit sera chaude!

Organisation parfaite pour l'occupation de la table, rotation devant le feu, corvée de bois réussie grâce au coin et à la masse découverte dans le réduit à matériel, et surtout, grâce à l'excellent esprit de tous les participants (la Chartreuse verte...ça aide) le respect mutuel de nos différences permit la cohabitation et le mélange des générations.




Sous la conduite de notre Mich-mich, les scouts s'initieront à l'étage, à quelques paillardes, reprises par tout le rez de chaussée...
















Réveil matinal vers 8h pour les plus chanceux de notre groupe et petit déj' avalé après avoir avalé les 50m de dénivelée nécessaires pour admirer le lever de someil sur la chaîne de Belledonne ... (on laissera aux jeunes la joie de dévaller en luge la pente qui nous sépare du habert...)








Notre programme n'est pas trop chargé mais on décolle à 9h30 pour longer la face Est de Chamechaude et rejoindre le col de l'Emeindras par un sentier où nous n'avons qu'à suivre la trace. (et oui, y'a des randonneurs qui se lèvent trop)




Moins de 1h30 plus tard, on arrive au col de l'Emeindas, puis rapidements aux chalets du même nom, par un sentier qui descend sur une crête offrant une vue magnifique sur le Grand Som, puis arrivés au col, sur tous les sommets de la chartreuse...




En regardant passer des fondeurs en dossard se précipiter sur le point ravitaillement, tout près du chalet, on a subitement une grosse faim et une grosse envie de farnienter au soleil...
A peine 11h30 mais le vin chaud est quand même le bienvenu.
Encore une petite pente (d'ailleurs pas si petite que ça, à moins que ce soit l'effet du repas...) et nous pourront enfin faire la photo de groupe, devant une dent de Crolles resplendissante. (nous, on l'était moins)
Trois essais au moins pour immortaliser ce souvenir (un bâton à l'envers comme support d'appareil) et 1h30 pour rejoindre le Churru, ayant quelque peu traîné dans le vallon d'Emeindras en dehors du sentier classique.
Mais la neige déjà en transformation a vite eu raison de nos envies subites de nature encore vierge.
Le col de Porte étant noir de monde, et la fatigue aidant, tout nous poussait à ne pas trop vite replonger dans le monde civilisé...même pas d'arrêt bistrot, c'est pour vous dire!

Au fait, 500 g de pollente pour cinq , ça suffit largement, par contre, un seul bâton de berger pour l'apéro...
On fera mieux la prochaine fois, promis.







dimanche 14 octobre 2007

Escalade: Le Bouton samedi 13 oct.2007




Le Bouton, c'est une grande dalle de calcaire située au Nord-Est de la Tournette , une dizaine de kms au sud de Thônes. Une nouvelle voie, piochée sur "camptocamp", 300m annoncés dans le "4"...à notre âge, ça ne se laisse pas passer! Grosse journée prévue, donc, puisque 1h d'approche et presque 2h de retour sont au programme...










Nous sommes donc partis tôt, (7h) autoroute, circulation fluide, brumes matinales mais nos infos météo nous rendaient optimistes, discussions tranquilles, jusqu'aux environs d'Aix les Bains - Sud, où Paul tout d'un coup pâlit, et se traita de tous les noms pour finalement avouer qu'il ne se revoyait pas charger la corde dans sa voiture en partant de chez lui...(il avait la charge de prendre rappel et dégaines). Force est de constater que la pâleur est un phénomène très communicatif...




Quelques kms suffirent pour s'apercevoir que le demi-tour était indispensable, et le temps d'une clop lui fût même accordé au péage pour se remettre de sa bévue !
Quand on fait partie d'une cordée, on assume collectivement car c'est pour le meilleur et pour le pire...




Le temps du retour sur St Bonnet fut consacré au choix de l'endroit où nous allions grimper (Pilat, Rochefort-Samson?) et finalement, la motivation pour notre voie prévue et l'assurance d'un temps magnifique en Haute-Savoie l'emporta : le projet ira à son terme, même si l'heure de retour doit en pâtir...(5oo kms tout de même, bravo à Thomas , le chauffeur du jour!








Arrivée donc tardive après une heure d'approche, en sous bois humide et encore très frais, et mis à part le départ de la placette de déchargement (au dessus du parking) qui laisse dans le doute (partir à G sur le grand chemin jusqu'à rencontrer le premier panneau du "tour du bouton"... les indications de CtoC sont bonnes. Au moins pour l'approche, il suffit de suivre les cairns lors de la remontée des pierriers.

Ensuite, quelques précisions sont nécessaires par rapport au descriptif, puisque la voie fait 11 longueurs d'au moins 40m chacune, soit une escalade de 450m environ, très bien équipée (12 dégaines nécessaires mais pas besoin de sangles). Des relais avec chaîne et plaquette de renvoi juste au dessus (c'est rare), et mérite d'être souligné.






Bref, 4h de grimpe à 3, avec, vu le peu d'engagement, l'essor de Thomas




qui rejoint désormais le cercle des grimpeurs de tête, dans un décor de rêve, le Mont Blanc (côté Italien je pense) et toute la chaîne des Aravis, de la Pointe Percée au nord jusqu'au Mont Charvin au sud, qui s'étire devant nous...




Magnifique ambiance au sommet (un vrai) que nous atteignons en 20mn avant de rejoindre le chemin du tour du Bouton.
Nous rêvons d'une halte au chalet du Rosairy, visible au nord, mais sagement, nous prenons le chemin de retour, qui sera long, car les 500m de dénivelée qui nous attendent s'étirent à flanc de montagne, avant de rejoindre par d'innombrables lacets, le parking (2h).

Je pense alors à la possibilité d'une escalade avec nuitée dans ce refuge (gîte et couvert), pour les 10 ans du club...(affaire à suivre, car la voie est une excellente voie d'initiation et le décor est superbe)...


mercredi 29 août 2007

Escalade: La Combe d'Oyans . Rochefort-Samson . Drôme











Mardi 28 Août 2007...




Et oui, Eliane, c'est déjà du passé...C'était pour les enseignants (toujours en vacances, c'est bien connu) et pour ceux qui peuvent se permettre un travail en pointillé...




Voilà déjà les photos en vrac, le compte rendu suivra.

dimanche 26 août 2007

Escalade "douceur de vivre" Le Mont Peney

15 Août 07 Escalade à deux au Mont "Peney"...où j'ai vraiment "peiné"...

Pourtant, ce n'était pas une première, et même si le temps réalisé (3h15 de grimpe) n'est pas loin de la normale (pour une cordée dont je suis devant!), cela m'a semblé plus dur qu'avant... (du temps où j'avais la moustache...) Et même si les photos ne le montrent pas (j'étais trop occupé pour en faire beaucoup) les impressions restent et plusieurs sangles (A1) seront nécessaires dans L1, beaucoup (beaucoup trop) de A0 dans L1,2,3, ... bref D+, effectivement plus difficile qu'avant !Mais le plaisir ressenti dans les 3 dernières longueurs, l'arrivée au sommet, et la traditionnelle photo dans la petite conque avant la sortie, valaient bien de s'employer un peu . En fait, c'est surtout le taux d'adrénaline qui me préoccupe!